lundi 8 mars 2010

Encore de la politique, mais pas de la politique municipale,

Encore que.

1- Les vociférations sur les juges d'instruction.

Il faut les SUPPRIMER. Les juges d'instruction sont une institution héritée en droite ligne de l'inquisition. Si l'on veut véritablement que les droits de l'homme progressent, il faut supprimer les inquisiteurs au sein de l'institution judiciaire. Les juges d'instruction, en réalité, n'instruisent statistiquement qu'à charge. C'est le fonctionnement ordinaire. Si en théorie ils peuvent instruire à décharge, en réalité et en pratique, ils ne le font qu'accidentellement sur le fond des dossiers. Maintenant quand on les interroge, ils vous citent toujours les enquêtes de personnalité. C'est vrai que pour l'accusé renvoyé devant les Assises on s'occupe aussi de sa personnalité. Mais ce n'est pas cela la décharge. L'instruction à décharge ce serait la recherche minutieuse de tout ce qui pourrait diminuer ou exonérer la responsabilité d'un auteur présumé. Mais ça on peut toujours courir pour la trouver dans les dossiers d'instruction.

2- La région Savoie.

Notre bon maire d'Annemasse, en faisant mentir la campagne électorale qu'il a conduite en 2008, va cumuler deux mandats. Un local, et celui à la Région où il se présentera en mars 2009 sur la liste socialiste. Il s'est encarté tel le larron qui voit une occasion. Et nous dans tout ça ? On va assister selon les sondages à une victoire de la gauche. Les socialistes et leurs alliés vont remporter les élections. Mais compte tenu de la sociologie électorale, on peut craindre qu'à terme et pour longtemps la région ne reste à gauche.

Or, c'est une catastrophe. C'est pourquoi il faut rechercher d'autres solutions. Il en est une simple : la région Savoie. Si l'on crée la région Savoie, elle sera à droite. Bien sûr sur un plan économique sa rationalité n'est pas évidente. Sur le papier. Uniquement sur le papier, parce que si l'on pouvait faire le bilan des sommes payées par notre territoire à la région, et qu'on les compare aux flux financiers venant de la région Rhône Alpes, on risquerait d'avoir une mauvaise surprise. Mais on ne rencontre jamais de statistique sur ce point. Et pour cause.

Même sur un strict plan économique il n'est pas certain que la petite taille d'une région limitée à deux départements (au fait et la Corse ?) soit un réel souci. Mais il y a aussi le plan politique. Et au plan politique ce serait une avancée. On échapperait à l'alliance verdo-gaucho-socialisante. Un bonheur. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, ce serait aussi la possibilité pour certains de nos élus au conseil général de conserver un mandat qui, sans cela, risquerait de disparaître à la faveur de la réforme des conseillers territoriaux en 2014. Que des avantages donc à créer la région Savoie.

http://www.deezer.com/listen-874999

Vous pouvez écouter l'hymne de la Savoie ou l'arrêter en cliquant sur la case idoine.

Et ce n'est pas fini : le quart d'heure de civisme, comment voter par procuration.

Les élections régionales ont lieu les dimanches 14 et 21 mars prochains.

Peut-être, ne pouvez-vous pas vous déplacer ou êtes-vous en déplacement le jour du scrutin pour des raisons professionnelles ou personnelles. Pensez à la procuration !

A qui donner procuration ?

C’est simple, vous pouvez donner procuration à la personne de votre choix à une seule condition : que cette personne soit inscrite dans la même commune que vous (pas forcément dans le même bureau de vote).

Comment faire ?

Il vous suffit de vous rendre dans un commissariat de police, dans une gendarmerie ou dans une préfecture partout en France avec votre pièce d’identité. Les agents vous feront simplement remplir un formulaire.

La personne à qui vous donnez procuration n’a pas à être présente.

C’est la seule formalité !

Le vote a lieu dimanche prochain, alors, compte-tenu du délai d’acheminement postal de votre procuration, nous vous conseillons de faire ces démarches au plus tard mercredi pour être sûr de pouvoir remplir votre devoir de citoyen.

Pour plus de précisions, n’hésitez pas à consulter un super site internet : http://www.nouveaucentre.fr/page/comment-voter-par-procuration

Et après, dans l'élan, rejoindre la seule formation à la fois démocratique, démocratique et démocratique. Toutes les autres sont à rayer de la carte, ou à déporter en Guyane pour y faire des routes à la rigueur, et surtout, toutes (sauf nos alliés mais c'est une autre question) sont totalement inutiles.

jeudi 4 mars 2010

Droit de réponse.

J'ai demandé au maire d'Annemasse d'insérer dans le prochain JIM ma réponse à ma mise en cause dans le JIM de janvier où un rédacteur anonyme a eu l'imbécilité d'écrire :

« Chablais Parc, M. Benoist et Mademoiselle Michel soutiennent activement le recours déposé par une association et osent des propos racistes parlant de minaret pour la flèche urbanistique. Encore une fois, ils se retrouvent aux côtés des extrémistes de tout poil. On n'ose pas imaginer quelles sont leurs positions dans le débat sur l'identité nationale ».

Mis en cause par un article du JIM de janvier - février 2010, non signé, - marque du courage de son rédacteur -, j’entends apporter dans l’organe de propagande de cette équipe, quelques précisions utiles à la réflexion.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit du procédé stalinien le plus recuit : l’injure et la diffamation plutôt que la discussion. La mise en cause de la personne plutôt que la réponse aux arguments, aux faits, à la réalité.

Le prétexte en a été trouvé dans le titre d’un article sur mon blog (http://jp-benoist.fr) dont le titre un brin provocateur était : « Résultat des votations en Suisse : les banques à Genève, les minarets à Annemasse ».

Je disais ni que j’étais contre, ni que j’étais pour, mais j’entendais simplement tirer de manière lapidaire le constat de la situation créée au lendemain du vote helvétique qui a tant défrayé nos chroniques françaises.

Plutôt que d’affronter les réalités de notre ville et de notre pays, et de tenter de comprendre et de discuter, j’étais voué aux gémonies socialistes, car mes propos auraient été racistes. Évoquer les minarets serait raciste.

Intelligence du tabou : on ne doit jamais écrire que le roi est nu, que les banques resteront à Genève tandis que les minarets s’installeront à Annemasse (et pourquoi pas au fait ?), évoquer la question des minarets, serait tabou.

Eh bien non. Je refuse ce terrorisme de nos bien-pensants, relayé par leur organe de propagande, le JIM. Les banques sont effectivement à Genève et y resteront, tandis que les minarets s’installeront, peut-être, à Annemasse. On a la croissance qu’on peut.

L'article auquel vous n'échapperez pas dans le prochain JIM

Le cadre de vie va se dégrader




J’entends d’ici les hurlements de la majorité municipale, leurs ricanements sardoniques, leurs protestations vertueuses. Nous, jamais ! On fait couler du béton uniquement pour votre bonheur, c’est notre seul but. D'ailleurs, on le peindra en vert, on rebaptisera toutes les rues en mettant parc à la fin : Rue du Chablais-parc, rue de la Gare-Parc, rue du Commerce-parc, etc. Mairie-parc.




Pourtant, la réalité est quelque peu différente. Il y a eu le 11 février une intéressante réunion d’information du conseil municipal sur plan local d’habitat de l’agglomération.




Il a été exposé que la région genevoise était en croissance démographique, et que l’agglomération annemassienne recevait 900 nouveaux habitants par an. Toutefois, les techniciens notaient « Un bémol : pour les communes les plus urbaines, plus de départs que d’arrivées ».




Et nos énarques d’arrondissement, dûment stipendiés par la majorité d’expliquer qu’il faudra trouver des moyens de les retenir, sinon cela pourrait contrarier le projet politique de gauche où tout le monde il est beau, il est gentil, il est écolo, baignant dans le lien social, l’égalité et tout, dans l’ambiance du fantastique projet de Chablais-Gare. Mais tout fout le camp, y compris les habitants.




Pas tous. Ceux qui en ont les moyens s’enfuient rapidement ailleurs. Ceux qui n’en ont pas les moyens restent. Ça déchire le rêve d’harmonie, de mixité sociale, et tutti quanti.




Comment les retenir ? On ne voit qu’une solution : celle proposée par le génial architecte Robilet-à-béton lors d’une réunion publique. Les empêcher de partir ! On hésite uniquement sur le fournisseur de barbelés. Les miradors seront construits en régie.




Sinon, il faudrait s’attaquer à la racine du mal. 1) Annemasse est dénuée de grâce, de goût, de qualités esthétiques. 2) Le simple quartier de Chablais-Gare (Parc en novlangue municipale) comptera sur deux hectares et plus de 500 logements pas moins de 1000 à 1500 habitants. Si on prend 1000 à l’hectare ça fait 100 000 par kilomètre carré. Ce qui est = à la surdensité. Annemasse avec une telle densité compterait 500 000 habitants !

La réponse est simple : 1) Ne pas réaliser un projet de ouf (il faut être moderne), et 2) rechercher en priorité l’amélioration du cadre de vie. C’est ce que veulent celles et ceux qui s’apprêtent à quitter l’agglomération en général, et Annemasse en particulier, et les autres, ceux qui resteront.

C’est ce que doivent rechercher en priorité la commune, son maire et son conseil. C’est cette recherche d’un équilibre. C’est ce qu’ils ne font pas, préférant, jusqu’à aujourd’hui, ne mettre l’accent QUE sur la construction des logements sociaux. Il y en a 25 %. Il y en aura 33,33 % dans le futur quartier de Chablais-Gare (Parc). Ce n’est pas la recherche de l’équilibre.

mercredi 24 février 2010

La politique pour M Dupessey c'est une blague,

Parce que je ne veux pas écrire «fumisterie». C'est en tout cas une tromperie, et on peut comprendre que les électeurs, fatigués des pitreries des élus, ne finissent par se détourner des urnes.

Christian Dupessey a fait sa campagne électorale pour les municipales sur deux promesses politiques :

- Il serait un maire à plein temps pour la ville,

- s'il avait des sympathies à gauche (c'est normal pour un ancien communiste), il n'était dans aucun parti national. J'exagère un peu en disant que c'était une promesse, mais en tout cas il se positionnait ainsi.

Il a raconté des blagues.

Dès que l'occasion s'est présentée, il s'est empressé de se présenter sur la liste socialiste aux régionales. Il y est en position éligible. Ce qui signifie qu'il cumulera deux mandats.

Ou bien l'homme travaillera 24 h sur 24, on en doute, ou bien il négligera l'un ou l'autre des mandats, ou les deux, et dans les trois cas il trahira ses électeurs.

En même temps qu'il devenait candidat aux régionales, il s'inscrivait au Parti Socialiste.

Triste débâcle de l'éthique.

mercredi 17 février 2010

Le monde selon Annemasse-Garp

C'est une société admirable que celle qui veut construire le complexe d'Annemasse-Gare. Elle n'hésite devant aucune ficelle. Elle emploie toutes les méthodes qui font peur, même dans les thrillers série z. Elle menace. Elle soudoie. Elle complote.

Et tout ça pourquoi ? Parce qu'une courageuse association de citoyens a eu le front de faire recours contre le permis de construire déposé par la société éthique. Et son monde est simple. Personne ne doit bouger. Son bénéfice avant tout. Le tiroir-caisse c'est sa patrie. Remarquez on a la patrie qu'on peut. Annemasse-Garp est donc contrariée. Alors, elle engage une double stratégie.

Le 21 octobre 2009 elle exposait aux propriétaires qui avaient signé avec elle des compromis de vente, qui comportaient une première date limite au 31 décembre 2008, prorogé une première fois au 31 décembre 2009, qu'elle leur demandait une nouvelle prorogation au 31 décembre 2010. Elle expliquait que toutes les conditions suspensives n'étaient pas levées, mais que si les vendeurs refusaient de proroger, ils seraient exécutés par une expropriation. Les menaces étaient lancées. Salauds de proprio on aura votre peau si vous mouftez.

Le plus rigolo ce sont encore ses explications sur le recours. Elle a dit, écrit, que le recours n'était pas fondé, qu'il était voué à l'échec. Et immédiatement après elle explique que malgré ça, elle est obligée de proroger la signature. On est prié de croire cette imbécilité. Et si on ne la croit pas, vient alors la menace.

D'abord, elle a envoyé un avocat pour menacer l'association. Elle a réitéré ses menaces dans sa lettre du 21 octobre. Elle écrit «Notre avocat a confirmé récemment notre position à ladite Association en attirant son attention sur les conséquences de sa démarche en termes de préjudice du fait des retards qu'elle engendre».

Bonté. Voilà que l'association serait responsable des retards ! Alors même qu'elle indiquait dans son courrier que 4 propriétaires refusaient de signer, et qu'il lui restait à régler le sort de deux commerçants. (Si c'est avec la méthode Chicago, on aura en prime du sang). Un recours sans fondement lui ferait perdre du temps ? Mais s'il n'y a aucun fondement et qu'il est voué à l'échec, comme elle le dit, pourquoi donc ne le traite'elle pas par le mépris? C'est peut-être parce que tout simplement ce projet imbécile présente quelques failles. L'association les aurait-elle trouvées ?

Joignant la menace au geste, Annemasse-Garp a assigné l'association devant le tribunal pour....procédure abusive. Elle lui demande 300 000 € de dommages et intérêts, elle qui n'a même pas la jouissance de tout le foncier. Une rapide revue de la jurisprudence montre que les cas de recours abusifs sont essentiellement des cas où c'est par pure malice que des recours ont été faits. On ne peut soutenir sérieusement que ce serait le cas.

On atteint déjà en ce point le bord de la nausée. La méthode est celle des personnages maléfiques des thrillers. Elle est soutenue par le maire d'Annemasse, ce qui est dire dans quelle boue il plonge ses mains. Mais il y a encore pire.

Le pire est qu'Annemasse-Garp propose la création d'une association concurrente «qui pourrait ainsi engager une action en justice contre l'association Espaces Libres», et comme Annemasse-Garp est généreuse «''...notre société serait prête à conseiller utilement cette nouvelle association en demandant à notre avocat de coordonner les procédures, étant précisé que nous serions disposés à supporter tous les frais engagés à cette occasion (frais de constitution, frais de procédure, honoraires d'avocat)».'

C'est à vomir. Au fait, ça porte un nom une saloperie pareille. Ça s'appelle de la corruption.

Quand on sait qu'elle agit de cette manière avec un enjeu aussi maigre, on peut imaginer que si l'enjeu était plus important elle emploierait le même type de méthode un cran plus haut. C'est l'adage : «Qui vole un œuf, vole..»

Et le maire d'Annemasse applaudit ces infamies. Beurk. Re-beurk ! Quel monde que celui d'Annemasse-Garp.

Il faut détruire Carthage.

jeudi 4 février 2010

Débat d'orientation budgétaire le 11 février 2010

Pour trouver l'ordre du jour, cliquez sur le lien ou copier le lien suivant :

http://www.jp-benoist.fr/public/ordrejour11022010.pdf

Pour prendre connaissance du document de présentation du budget 2010, cliquez sur le lien ou copier le lien suivant :

http://www.jp-benoist.fr/public/debatOB2010.pdf

jeudi 14 janvier 2010

Ordre du jour du 21 janvier 2010

Copiez le lien ci-dessous et collez-le dans la barre d'édition (en haut) de votre navigateur.

http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour21%3A1%3A10.pdf

Prose récurée, garantie sans injure ni diffamation. (Ce n'est pas comme dans le JIM).

Et parce que je les aime, ces conseillers de la majorité, je leur offre une musique de circonstance : au pas !

http://www.deezer.com/listen-314388

lundi 4 janvier 2010

L’année 2010 commence fort.

Par un assaut des nains idéologiques.

Vous-vous souvenez que le JIM, l’organe de presse du conseil municipal, contrairement à tous les principes démocratiques laisse une portion congrue à l’opposition, une méchante page sur les 24 qu’il contient, et en prime, accorde tous les mois en faisant semblant de respecter le pluralisme, une rubrique entière à…..la liste majoritaire. 22 pages + 1 contre 1.

Mais ce n’est pas encore grand-chose. Le mieux, c’est le contenu. Voilà que l’opposition déplait à la majorité. Rendez-vous compte, elle rechercherait « la polémique ». En prime elle s’en prendrait au maire au lieu de dire « la réalité ».

Puis le rédacteur de ce billet (je ne crois pas que le style soit celui du maire), pense administrer une fessée à chacun des opposants :

- Louis Mermet, l’ingrat, aurait eu l’impudence de donner une leçon de droit sur le dossier mal ficelé de la clinique du Brouaz.

- François Vigny, l’impudent, penserait contre le maire que les illuminations sont minables.

- Jean-Pierre Benoist et Anne Michel oseraient critiquer le projet de Chablais – Gare ; soutenant les recours. Pire, ils « osent des propos racistes parlant de minaret pour la flèche urbanistique». Et de fait, ils se retrouveraient « aux côtés des extrémistes de tout poil ».

Bien entendu, le courageux rédacteur oublie de mettre son nom. C’est dommage par ce qu’un ahuri de cet acabit on aimerait le connaître. Remarquez que l’impossibilité de l’identifier permet aussi, avantage collatéral, de lui dire ce qu’on pense sans fard. On ne risque ni l’injure ni la diffamation, faute d’un sujet identifiable.

Se moquer des minarets serait « raciste ». Oh ! qu’il est intelligent ce rédacteur !

On sent là toute son audace intellectuelle. Son milieu de cloportes lui laisse une admirable liberté. Il pense bien. Il pense droit. Il respecte les tabous. Le génuflecteur a dû avoir même du mal à écrire minaret. Une comparaison (au lendemain du vote de la Suisse voisine sur le mosquées), entre la flèche urbanistique – ça, c’est la meilleure, c’est de lui, pas de moi – et un minaret, serait une offense. Dis moi, glandu, tu ne t’es jamais demandé si dans le monde de l’islam un minaret pouvait aussi être une flèche urbanistique ?

J’aurais pu aussi prendre la mouche, considérer que l’imputation de racisme est une diffamation. Et planter tout ce petit monde devant le tribunal correctionnel. Mais c’est l’époque de la trêve des confiseurs et des vœux.

Au fait qu’est-ce que je lui souhaite ? J’ai envie de répondre santé - intelligence. La santé, je sais qu’il l’a….

samedi 19 décembre 2009

Le syndicat des carrossiers applaudit...

...M MINCHELLA (adjoint chargé de tout ce qui est durable, et donc pas de la neige). (1)

On vous jure que ce n'est pas une blague.

Il refuse tout salage des rues et vient de recevoir quatre Oscars et deux béquilles, décernés par :

- le syndicat des carrossiers d'Annemasse,

- le syndicat des kinésithérapeutes,

- le syndicat des chirurgiens orthopédistes,

- l'association des cols du fémur (association des anciens patineurs sur glace).

Déjà que M BOUCHER (adjoint chargé de l'urbanisme) venait de recevoir deux Bétons d'Or (les plus hautes distinctions prodiguées par le promoteur de Chablais-machin), notre équipe municipale bat tous les records. Le prochain numéro du JIM leur consacrera tout un reportage.

En attendant, et pour eux, encore une fois, hip hip hip, hourra !

(1) Je suis de la plus entière mauvaise foi, je partage le même goût pour la neige.

samedi 12 décembre 2009

C'est déjà Noël, et l'ordre du jour est là. Séance du 17 décembre 2009

Encore du travail : copiez le lien ci-dessous et collez le où vous voulez.

http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour12%3A09.pdf

Et pour vous accompagner pendant la lecture de l'ordre du jour, pour que vous fassiez de beaux rêves, dès que vos petits yeux se fermeront.

http://www.deezer.com/listen-4426412

lundi 30 novembre 2009

Résultat des votations en Suisse : les banques à Genève, les minarets à Annemasse,

Et entre les deux, le CEVA.

samedi 28 novembre 2009

Le scandale du blog Annemasse Ensemble

Il y a cinq blogs annemassiens :

- celui d'Espaces Libres,

- celui de la mairie sous couvert d'Annemasse Ensemble,

- celui d'Anne Michel,

- celui de Réussir Annemasse (UMP),

- enfin le présent blog.

Il y en avait un, majeur, le meilleur, celui d'Erebus. Erebus l'a arrêté.

Dans les blogs d'Anne Michel, dans celui d'Espaces Libres, dans le mien il est possible de laisser un commentaire. Dans celui de notre pote Paul, niet ! Quand vous allez sur le blog, il n'y a aucune invite pour laisser un commentaire.

Ce qui illustre la conception du dialogue assez particulière de son chef.

Je parle, vous la fermez, et vous circulez. On a d'ailleurs vu cette conception à l'œuvre depuis quelques années.

Et le scandale alors ?

Le scandale c'est que ce blog d'une association, créée pour les élections municipales, est manifestement mis à jour pendant les heures de bureau. Comme on en connaît le rédacteur, le chef de cabinet du maire, cela pose problème. (Si je me trompe, allez y, démontrez moi les jours et heures de publication des billets !)

Enfin, il y a d'autres gaspillages plus importants. Le JIM par exemple.

Chienne d'opposition.

http://www.deezer.com/listen-4217559

mardi 24 novembre 2009

Retenez-moi, sinon je fais un malheur !

C'est le maire qui nous fait un communiqué.

«Je suis extrêmement mécontent du titre "mensonger" de l'édition du Genevois de votre journal paru ce jour.»

Le journal, c'est le Messager.

D'ordinaire il est plutôt du genre bien en cour. Voyez comme même le plus fidèle thuriféraire (je fais mon malin) peut avoir un dérapage. Mais que s'est-il passé ?

Notre Mercure local a publié le 19 novembre un article sur les illuminations de Noël, prétendant qu'Annemasse serait plongée dans le noir, sans, j'en tremble rien qu'à l'écrire, aller préalablement chercher la Vérité à la seule source disponible ici, la mairie. Du coup il écrit des sottises et se fait tancer.

Voilà que ses tirages baissent : il est interdit à la Mairie d'acheter le Messager tant qu'il n'aura pas présenté des excuses.

Jusque-là les seuls organes autorisés seront la Pravda, le JIM, le Dau.., et pour les blogues, celui rédigé clandestinement à la Mairie et qui s'appelle délicieusement Annemasse Ensemble.

J'ai un conseil gratuit à lui donner. La prochaine fois, plutôt que de risquer les foudres de notre Kremlin local, il vaudra mieux publier l'info directement sur mon blogue. Je suis accueillant. Je ne prends que 10% des recettes publicitaires. Une paille. Pour le complément j'hésite à demander une subvention à la mairie.

dimanche 15 novembre 2009

Cherchez l’erreur : démocratie, liberté, ET promoteur,

C'est l'histoire d'un promoteur et d'une association. Le promoteur veut promouvoir un projet délétère. L'association le combat. Le promoteur est au bénéfice de promesses de vente par les propriétaires des parcelles sur lesquelles il veut établir son projet.

Le projet s’appelle Chablais – Gare. Il a été rebaptisé « Chablais-Parc » ; si ce n’est pas de la poésie, c’est un mensonge, surtout quand il s’agit de couler des Himalaya de béton.

Le promoteur a conclu avec les propriétaires des terrains concernés par l'opération des promesses de vente.

Il s'est engagé à faire l'acquisition des parcelles pour le prix stipulé au contrat dès que les conditions suspensives seraient levées.

La quatrième condition suspensive stipulée concernerait l'absence de recours des tiers contre les permis de construire.

C'est une condition banale, que l'on rencontre dans tous les projets.

Pour que la promesse se réalise, et se concrétise dans l'achat fait par le promoteur, il faut donc qu'il n'y ait aucun recours contre les permis de construire. C’est le sens de la condition suspensive stipulée à son bénéfice exclusif.

Le promoteur vient d'écrire à tous ceux qui lui ont promis de lui vendre leur bien qu'il entendait proroger le délai, initialement fixé au 31 décembre 2008, prorogé une première fois au 31 décembre 2009, que cette fois il le serait pour le 31 décembre 2010.

Il expliquait dans son courrier qu'il y avait un os : une association dénommée Espaces Libres. L’audacieuse avait eu le toupet de former des recours contre les permis de construire.

Le promoteur écrit à ses promettants.

«Nous sommes convaincus que le recours formé par l’Association Espaces Libres est voué à l’échec pour la simple raison qu’il n’est pas fondé, toutes les contraintes posées par le Plan d’Urbanisme de la Ville et le règlement de la ZAC devenus tous deux définitifs ayant été respectées.

Notre avocat a confirmé récemment notre position à ladite Association en attirant son attention sur les conséquences de sa démarche en termes de préjudice du fait des retards qu’elle engendre».

La société VIRGIL n’explique pas les raisons pour lesquelles les promesses de vente ont été prorogées de décembre 2008 à décembre 2009. Elle veut aujourd’hui reporter la responsabilité des retards aux seuls recours contre le permis.

Peut-être cherche-t-elle par avance à se défausser sur cette petite association de l'impossibilité économique de poursuivre son programme ? Ce sont bien des menaces faites à cette association : si vous poursuivez votre contestation, nous vous assassinerons. Par la demande en réparation de notre préjudice, né du seul fait d’avoir exercé un recours qui engendre des retards.

Quoiqu'il en soit, la menace est bien là.

Cherchez l’erreur : démocratie, liberté, ET promoteur.

La loi, la constitution nous garantissent de nos libertés. Une liberté fondamentale est de pouvoir s’adresser à Justice.

Parallèlement, le promoteur a fait écrire un courrier de menaces par son avocat, directement à l’association.

Sa conception des libertés et des droits se résume ainsi : la liberté existe, dans les livres. La démocratie existe, ailleurs qu'ici. Ici, et dans la réalité, si vous exercez un recours, si vous saisissez un tribunal, si vous exercez les libertés qui vous sont accordées par la constitution, alors, vous vous exposez aux foudres du promoteur.

Il est légion. Au sens de Marc. (Marc 5 : 9) « Et, il lui demanda. Quel est ton nom ? Légion est mon nom, lui répondit-il, car nous sommes plusieurs ». Luc (Luc 8 : 30), précise : «Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui ».

Ses démons se nomment : bénéfice, bénéfice, bénéfice, menace, menace, menace. Vous voyez qu’ils sont plusieurs !

(Oui, j’exagère, je ne suis pas contre tout bénéfice, je suis contre celui qui exproprie l’intérêt général, contre celui qui coule du béton au lieu d’aérer la ville).

C'est contre cette légion qu'il faut lutter. À peine de voir disparaître la démocratie, l'oxygène qu'on respire.

Et "Légion" a tort. C'est difficile quand on est légion d'arrêter la haine que mille démons font germer en vous ! Je blague.

La légion à tort parce qu'elle confond l'exercice d'un recours et le recours abusif. Le recours abusif c'est celui qui, sciemment, est exercé dans la seule intention de nuire. Les recours exercés par l'association, à ma connaissance, l'ont été par hostilité au projet. Je suis aussi hostile à ce projet. Je suis hostile à une municipalité qui poursuit un développement urbain de surdensification. L'association aussi, et c'est pour cela que je la soutiens.

Et il existe un argument encore supérieur.

Si donc le promoteur, la légion, était si sûr de la validité des permis de construire, alors expliquez-moi pourquoi il ne passerait pas outre les recours qui ont été introduits par l'association ?

C'est si facile pourtant. Il lui suffirait de renoncer à se prévaloir de la quatrième condition suspensive, celle qui vise l'absence de tout recours.

Mais, pourquoi diable, ne va-t-il pas écrire qu’il renonce à s'en prévaloir de cette quatrième condition suspensive ? Condition qui n'a été stipulée "que" dans son seul intérêt ? Il y renonce, il paye, et voilà. Pourquoi faire tant d'histoires ?

C'est tout simplement parce qu’il n'est sûr de rien. Ou parce qu'il ne veut pas payer aujourd'hui.

D'où les menaces qu'il profère.

Pauvre maire, pauvre majorité municipale. S’allier à ça. Quelle honte.

Et il y a encore pire. (Si, si, c'est possible).

Le promoteur - légion, cette engeance bénéfique-, n'y va pas par quatre chemins : il propose aux destinataires de sa lettre la création d'une association chargée avant tout de combattre les recours en annulation des permis de construire, il s'engage à la financer intégralement.

«Cela étant, il serait opportun, pour accompagner nos propres actions, que les Promettants se réunissent eux-mêmes au sein d’une association à constituer dont l’objet serait la défense de leurs intérêts et qui pourrait ainsi engager une procédure en justice contre l’Association Espaces Libres. Si tel était le cas, notre société serait prête à conseiller utilement cette nouvelle association en demandant à notre avocat de coordonner les procédures, étant précisé que nous serions disposés à supporter tous les frais engagés à cette occasion (frais de constitution, frais de procédure, honoraires d’avocat)».

C'est une forme de corruption.

Une association subventionnée, stipendiée est chargée d’agir contre l’Association Espaces Libres.

C'est le règne des concombres masqués. Ceux qui avancent toujours dans l'ombre. Ceux qui n'osent dire en face du soleil ce qu'ils sont, ce qu'ils font.

Inimaginable conception de la démocratie, la démocratie des coups fourrés. La démocratie des complots. Ces gens sont dangereux.

vendredi 6 novembre 2009

On est chez les belges ! Ou l'heur et les malheurs des beffrois.

C'était dans le magazine Le Point du 22 octobre 2009, qui consacrait plusieurs pages à Annemasse.

Une association, ma colistière et moi-même (mais je n'ai pas eu l'honneur d'être cité) avions justement protesté contre la densification massive qui se prépare sur le quartier de Chablais Gare, rebaptisé Chablais Parc, par escroquerie intellectuelle.

Le maire répondait :

«Les immeubles ne dépasseront pas six étages afin de gagner en luminosité et les espaces verts seront multipliés »

Ça, c'est le discours.

La réalité c'est cela :

Et là vous lisez pour ce premier permis de construire : 35 mètres de hauteur !

La réalité c'est encore les 35 m que vous lisez sur ce second permis :

Vous avez le droit de penser que QUATRE immeubles de 35 mètres de hauteur pour 6 étages ça fait 5,8 mètres par étage, (ils seront chouettes les 2/3 de logements sociaux - un tiers en hlm et un tiers en accession sociale).1

Ou bien que le maire se fiche de la vérité, et que dans la novlangue municipale on peut dire et laisser dire, écrire et laisser écrire n'importe quoi. Par exemple qu'on ne dépassera pas 6 étages, alors qu'on va faire des immeubles de 35 m de hauteur.

C'est le rapport stalinien à la vérité.

Sans compter qu'avec le beffroi (sic) de 65 mètres de hauteur, surmonté d'éoliennes, on risque fort d'avoir de la lumière, et on peut toujours courir pour que notre ville, un jour, ressemble, même de loin au discours du maire, qui avait oublié de prendre ses gouttes le jour de l'interview pour oser déclarer : «Nous voulons créer un centre à l'image des villes européennes de la Renaissance ».

1 J'avais initialement indiqué DEUX immeubles. En fait il y en aura QUATRE de 35 mètres de hauteur. Mais qu'en pensent les artistes ?

dimanche 1 novembre 2009

L'inquisition se porte bien.

Jacques Chirac est renvoyé devant le tribunal correctionnel par un juge d'instruction dont le nom est soudain exhumé du néant pour scintiller de mille feux sous les projecteurs de l'actualité.

Les juges, qui nous dominent, tapis dans l'ombre du fonctionnement de la société, en profitent immédiatement pour vanter le bienfait du juge d'instruction, campé en guerrier indépendant du pouvoir politique et seul rempart du peuple contre lui.

Foutaises !

Éric Halphen, Eva Joly se répandent dans les médias pour polluer les ondes de leur discours d'inquisiteurs. Ce sont des inquisiteurs. Eric Halphen, par exemple, samedi 31 octobre 2009 déclarait au micro d'Europe 1 que le juge d'instruction était vertueux puisqu'il assurait l'équilibre avec le Parquet. Le fat ! Et la défense ?

Parce que c'est simplement cela la vérité. L'équilibre rêvé par les juges c'est l'équilibre entre eux, les juges, et leurs copains du parquet, juges aussi. Ils passent d'ailleurs du parquet au siège au gré de leur carrière.

La France sera le dernier pays conservant un juge d'instruction. Tous les autres soit ne l'ont jamais eu, soit l'ont abandonné. La singularité à la Villepin, la mèche en bataille, et le verbe haut, les idées creuses, la paranoïa en boutonnière, dans le mépris du reste du monde : nous sommes les plus intelligents. Pour le monde entier l'équilibre c'est entre l'accusation (le parquet chez nous) et la DÉFENSE. Pas l'équilibre entre le juge et le juge.

C'est une véritable honte de voir ce discours prospérer, se répandre avec la faveur de tous les journaleux, être repris en cœur par la gauche - idéologique. Sauf quelques exceptions.

Les juges «indépendants» français sont ceux de toutes les catastrophes judiciaires de ces derniers siècles. De l'affaire Calas à Outreau en passant par tous les autres scandales judiciaires commis au nom du peuple français. Le juge d'instruction c'est un inquisiteur. Malheur à qui tombe sous sa griffe.

Vous la voyez comment l'inquisition ? Belle ? Sans la torture, j'espère, juste avec un bout d'emprisonnement, une fois passée la garde à vue. Vous avez raison. Je suis sûr que notre bon maire doit sur ce coup aussi se retrouver au côté de cette grisaille. Méfiez-vous, on est toujours le puissant de quelqu'un!

Joan, viens à notre secours, please...

dimanche 25 octobre 2009

Plus vrai, ce n'est pas possible.

Le Dauphiné Libéré a écrit Samedi qu'au conseil municipal du 22 octobre 2009, pas une voie n'avait manqué à la majorité pour soutenir la motion présentée par le maire. Et même l'opposition l'avait votée... Si ce n'était pas écrit, je ne le croirais pas.

Tout ce dont je me souviens, par exemple que je n'ai pas voté la motion, avec ma colisière Anne Michel, et un égaré du groupe Vigny, Jean-Michel Joulaud, doit être inexact. Puisque le Dauphiné écrit le contraire ! Et le Dauphiné ne peut se tromper, pas vrai ?

mardi 20 octobre 2009

Genève, mon amour ! (article pour le JIM de Novembre)

 

Les relations avec notre puissante ville État-Canton voisine sont marquées par des alternances de haine/rejet amour/attraction inextricablement mêlées.

 

C’est presque compulsif. Les susceptibilités sont à fleur de peau. Un parti l’UDC écrit en faisant référence au projet du CEVA que la racaille viendra d’Annemasse. Aussitôt flambée de colère républicaine, descente dans la rue. Chaque frontalier se sent visé, à juste titre d’ailleurs, chaque Annemassien se sent injurié, encore à juste titre.

 

Non, mais, on va vous montrer qui on est !

 

Il y a un vote le dimanche suivant.  Le frère de l’UDC, le MCG est le grand gagnant.

 

 

«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.»

 

(La Tribune - 11/10/09 - site internet).

 

 

Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers se sentiront encore plus menacés.

 

La démagogie a triomphé. Mais la démagogie est-elle uniquement de ce côté-là de la frontière à l’exclusion de ce côté-ci ?

 

Ce n’est pas certain. Il faut aussi s’interroger sur nos discours.

 

Nos discours sont négationnistes. Ils partent du principe absolument juste du fait régional : que nous le voulions ou non, nous vivons dans une agglomération de plus de 750 000 habitants.

 

Mais au-delà ils nient tout problème. C’est ce qu’ont entendu les Genevois. Des cris, mais pas d’analyse. Or si nous voulons rester dans l’échange, il faut nécessairement de temps en temps se souvenir qu’il existe des écueils. Des fardeaux.

 

Sans quoi si on les nie, on n’est plus crédible. Et c’est ce qui s’est passé. La crise est venue. Avec elle la peur. Et la peur ébranle les cœurs les mieux constitués. Elle s’enroule en volutes sur la réalité, et tisse aussitôt à partir de faits vrais ou imaginaires, d’improbables amalgames. Le fait est que les Genevois se plaignent de la délinquance qui leur paraît importée d’ici.

 

Et ils ont raison. Malheureusement. Les statistiques de la prison de Champ-Dollon à Genève sont accablantes. Sur cent détenus il y en a ….90,6% qui sont « étrangers », à la Suisse s’entend. Il faut se représenter le chiffre. Sans lui Genève ressemblerait à un total havre de paix. Et il faut comprendre la peur que cela inspire et qui se conjugue avec celle de la crise, exploitées toutes deux aussitôt par les partis xénophobes pour qui cela devient un fonds de commerce électoral, si facile.

 

La réponse politique doit être de démontrer la nécessaire dimension régionale de notre espace commun. La géographie dicte au fond la politique. Sauf à vouloir créer le même mur de la honte que les bolchéviques (il en reste à Annemasse) édifièrent à Berlin et dans toute l’Europe de l’Est.

 

La réponse politique est celle de l’unité, mais pas de la cécité. Nous avons un problème. Et nous devons le traiter. Nous devons lutter contre cette plaie qui envenime les relations, chez nous d’abord, qui en sommes les premières victimes, et chez nos voisins où cette délinquance s’exporte. La réponse politique c’est de dire les problèmes, pas de les occulter, pour les combattre quand ils sont nocifs.

 

Si on augmente nos dispositifs de sécurité publique, alors nécessairement on luttera de ce côté-ci, mais aussi de ce côté-là de la frontière.

 

Monsieur le Maire, encore un effort sur ces questions (la vidéosurveillance par exemple), et mieux que par des cris, vous serez entendus par nos voisins.

 

Liste Pour Annemasse

Jean-Pierre Benoist : jeanpierrebenoist@gmail.com       Anne Michel : anne.michel74@gmail.com

Site : http://jp-benoist.fr                                                         Site : http://annemasse-avenir.over-blog.com/

lundi 19 octobre 2009

Le prochain conseil sera mieux que les précédents.

On n'arrête pas le progrès.

Prenez par exemple le prochain conseil municipal, celui du 22 octobre 2009, dont l'ordre du jour est téléchargeable en pdf :

http://www.jp-benoist.fr/public/cm22-10-09.pdf


Vous lirez, et vous direz qu'il est formidable.



dimanche 11 octobre 2009

Contre-productif.

«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.» (La Tribune - 11/10/09 - site internet).

La poussée du MCG ce dimanche 11 octobre 2009 devrait donner un peu à réfléchir à nos orfraies qui poussèrent de si grandes clameurs, au nom de la démocratie, de l'antiracisme, contre la xénophobie de l'UDC. Certes, l'UDC n'est pas le MCG et Lycée de Versailles, mais c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc. Nous, nous héritons du bonnet d'âne.

Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers risquent demain de prendre en pleine face la fusée lancée quelque temps en arrière.

Alors qu'ils ne sont responsables de rien.

Alors que l'amalgame à la «racaille» envahissant Genève est inacceptable.

Mais si ce thème a fonctionné aussi bien, c'est parce qu'il y a une réalité de la délinquance transfrontalière à Genève. Celle qui vient de l'étranger commettre toutes sortes de délits sur le petit territoire de nos voisins. En attestent les statistiques hallucinantes de la prison de Champ-Dollon. (Commentées ci-dessous dans un précédent billet).

Si bien qu'à nier le phénomène, ce qui était à craindre est arrivé, on a renforcé la peur et on a renforcé le réflexe politique fondé sur la peur, qui se nourrit de l'amalgame. Au lieu d'expliquer, au lieu de tirer les conséquences politiques de la situation, en renforçant partout la lutte contre la délinquance, en adaptant nos méthodes, etc.

On peut donc attribuer une partie au moins de la victoire du MCG à nos brillants stratèges locaux, à M DUPESSEY notamment. Ils ont préféré hurler contre l'ennemi idéologique plutôt que d'essayer même de comprendre ce qui se passait. Ils ont eu le soutien et le relai d'un courageux quotidien local. De même que la philippique excessive lancée depuis St Julien par un brillant esprit, sur le modèle de «Nous sommes tous...» ici, «des racailles» constitue un maladroit déni, leurs cris illustrent un adjectif simple : contreproductifs.

Heureusement, il nous reste la télé, en attendant le prochain conseil municipal.

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